Mons, la montagne, par rapport à sa dimension en hauteur, ὄρος ; jugum, par rapport à ses dimensions en largeur et en longueur. Jugum a deux sens. Il se dit de la courbe supérieure de la montagne, courbe qui prend encore les noms plus précis de dorsum et de cacumen, selon qu’elle est aplatie ou pointue, par opposition à radices montis. Il se dit aussi des contre-forts d’une montagne et particulièrement des hauteurs par lesquelles différentes montagnes sont réunies de manière à former une chaîne. Par opposition à mons. Liv. XXII, 18. “Sub jugo montis prælium fuit.” “Le combat eut lieu au-dessous de la crête de la montagne.” Comparez avec XLI, 18. “Petilius adversus Balistæ et Leti jugum, quod eos montes perpetuo dorso conjungit, castra habuit.” “Pétilius campa en face des contre-forts du Baliste et du Létus qui réunissent ces montagnes par une crête continue.”
- Monstra, v. [Auguria].
- Morari, v. [Manere].
- Monstrare, v. [Ostendere].
- Morbidus, morbus, v. [Æger].
- Morosus, v. [Austerus].
- Morigerari, v. [Parere].
Mors. Letum. Nex. Obitus. Interitus. Perire. Oppetere. Demori. Intermori. Emori.
1. Mors et letum, la mort naturelle : mors, qui est le terme ordinaire, se prend simplement au sens physique ; c’est le chemin qui mène à la dissolution, θάνατος ; letum est le terme choisi, solennel, la mort imposée par le destin, οἶτος ; nex, la mort violente, terme passif, par opposition au terme actif de cædes.
2. Mors, letum, nex, sont des termes propres ; obitus et interitus, des euphémismes. Obitus désigne, comme exitus, une mort naturelle ; interitus et perire désignent habituellement, comme exitium, une mort violente. Plin. Ep. III, 7. “Silius ultimus ex Neronianis consularibus obiit, quo consule Nero periit.” “De tous les consulaires du règne de Néron, Silius fut le dernier à partir ; la mort violente de Néron date de son consulat.” Plaut. Epid. III, 4, 56. “Malo cruciatu pereas atque obeas cito.” “Va-t’en périr dans les tourments, pars au plus vite.”
3. Perire présente la mort comme une destruction et une corruption ; interire, comme une disparition, en sorte qu’à la rigueur celui-là regarde plutôt le corps, celui-ci plutôt l’âme. Plaut. Capt. III, 5, 32. “Qui per virtutem periit, at non interiit”, c’est-à-dire celui qui meurt par un noble trépas, de celui-là le corps seul périt, l’essence de son être (il ne s’agit pas ici de l’âme, mais de la renommée et de la gloire) ne passe point. En outre, perire désigne une mort prompte et tragique, particulièrement par suicide ; interire, une mort lente et douloureuse ou encore une mort paisible. Tac. Ann. XV, 44. “Et pereuntibus Christianis addita ludibria, ut ferarum tergis contecti laniatu canum interirent.” “Et pour se faire un jeu de la mort violente des chrétiens, on les couvrait de peaux de bêtes sauvages, et ils mouraient lentement déchirés par les chiens.” Serv. ap. Cic Famm. IV, 5. “Si quis nostrum interiit aut occisus est.” “Si l’un de nous est mort tranquillement ou s’il a été tué.”
4. Obire mortem présente la mort comme un accident physique ; on reste tout à fait passif ; oppetere, comme un acte moral : si l’on ne va pas chercher la mort, on l’attend du moins avec une fermeté méprisante.
5. Demori, sortir par la mort d’une société dans laquelle on laisse un vide ; intermori, être frappé pour un temps de mort apparente, ἐϰθανεῖν ; emori, mourir tout à fait, par opposition à un semblant de vie passée dans le malheur, l’esclavage et la honte, πανδίϰως θανεῖν. Cic. Pis. 7. “Ut emori potius quam servire præstaret.” “Plutôt mille morts que l’esclavage.”
- Mos, v. [Consuetudo].
- Mucro, v. [Acies].
- Mostellum, v. [Spectrum].
- Mulcare, v. [Verberare].