Nonnunquam. Interdum. Aliquando.

Nonnunquam, de temps à autre, opposé à nunquam et semper, se rapproche de l’idée exprimée par sæpius, comme ἔσθ’ ὅτε ; interdum, parfois, opposé à crebro, se rapproche de l’idée exprimée par rarius, comme ἐνίοτε ; enfin, aliquando, quelquefois, une ou deux fois, opposé à semel, se rapproche de l’idée exprimée par propenunquam, comme ποτέ. Les interdum facta sont des faits isolés ; les nonnunquam facta, des faits qui se répètent ; les aliquando facta, des faits rares. Cic. Sext. 54.Comitiorum et concionum significationes interdum veræ sunt, nonnunquam vitiatæ et corruptæ.” “Les manifestations de comices et des autres assemblées sont parfois vraies ; ne sont-elles pas, de temps à autre, entachées de fraude et de violence ?”

Novus. Recens. Novicius.

1. Novus, nouveau, se dit de ce qui n’existait pas précédemment, par opposition à antiquus, comme νέος ; recens, récent, de ce qui n’existe pas depuis longtemps, comme ϰαινός.

2. Novus se prend généralement pour tout ce qui est nouveau ; il y a, de plus, dans novicius, l’idée accessoire du novice qui a de nouvelles habitudes à prendre ou du nouveau venu auquel il faut que les autres s’habituent.

Numen. Deus. Divus. Semo. Heros.

Numen, pris dans son acception générale, tout être divin, δαίμων. C’est le terme générique, par rapport à deus, anciennement divus, le dieu, θεός, et à semideus, le demi-dieu, ἡμίθεος, ou semo, moitié homme, moitié dieu. L’usage a donné pour équivalent à ces deux mots, outre heros, qui est d’origine étrangère, numen, pris dans son acception restreinte. Plin. Pan. 2, 3. “Nusquam ut deo, nusquam ut numini blandimur.” “Nous ne cherchons aucune occasion de lui complaire comme à un dieu, ni même comme à un demi-dieu.”