Otium, la tranquillité en général, tandis que pax se rapporte aux relations extérieures et concordia à la situation intérieure.

P

Pæne. Prope. Fere. Ferme.

Pæne et prope servent à adoucir une expression trop forte et à faire passer une hyperbole : pæne, qui est opposé à plane, se traduit par presque ; prope, par peu s’en faut que. Fere et ferme ne servent qu’à se précautionner contre la lettre de l’assertion, comme à peu près, environ.

Parere. Obedire. Dicto audientem esse. Obsequi. Obsecundare. Morigerari. Obtemperare.

Parere, obedire et dicto audientem esse présentent l’obéissance comme une obligation, un devoir, une sujétion : parere, avec une idée d’humilité, l’obéissance du serviteur à son maître, du sujet à son prince, par opposition à imperare ; obedire, obedire, avec un certain air de liberté, celle de l’inférieur au supérieur, du citoyen à la loi et à l’autorité ; dicto audientem esse, avec l’idée de la subordination stricte, l’obéissance passive du soldat à son général. Obsequi, obsecundare, obtemperare et morigerari expriment une obéissance volontaire et libre, comme être docile. L’obsequens et l’obsecundans sont dociles par amour et complaisance ; ils se montrent pleins de bonne volonté ; le morigerans et l’obtemperans le sont par conviction, estime ou crainte ; ils font preuve de déférence. Hirt. B. Afr. 57. “Jubæ barbaro potius obedientem fuisse quam nuntio Scipionis obtemperasse.” “Obéir à un barbare, à Juba, plutôt que d’écouter le messager de Scipion.” Tac. H. II, 14. “Parata non arma modo, sed obsequium et parendi amor”, c’est-à-dire de la docilité inspirée par l’estime et l’amour qu’ils portaient au général et du plaisir à obéir, parce qu’ils sentaient que leur cause ne pouvait pas se soutenir sans subordination et sans ordre. Cic. Orat. 71. “Dum tibi roganti voluerim obsequi.” “Voulant aller au-devant de ta prière.” Comparez avec Famm. IX, 25.Obtemperare cogito præceptis tuis.” “Je pense me conformer à tes prescriptions.”

Pars. Portio.