Passi capilli, cheveux dénoués par opposition à ceux qui sont retenus par un nœud, cohibiti nodo ; prolixi, cheveux flottants par opposition à ceux qui sont relevés sur le haut de la tête, religati in verticem ; enfin sparsi, cheveux épars et en désordre par opposition à des cheveux bien peignés, pexi.

Paternus. Patrius.

Paternus, πατρῷος, ce qui appartient au père et ce qui vient de lui, comme paternel ; patrius, πάτριος, ce qui appartient aux ancêtres ou à la patrie et ce qui vient d’eux.

Paulatim. Sensim. Gradatim. Pedetentim.

Paulatim et sensim présentent la gradation sous l’image d’un progrès qui passe inaperçu : paulatim, comme peu à peu, par opposition à semel d’une seule fois ; mais sensim comme insensiblement, par opposition à repente, tout à coup ; gradatim et pedetentim, sous l’image d’un progrès visible : gradatim, comme pas à pas et ϐάδην, par opposition à cursim, saltuatim, etc. ; pedetentim, en avançant avec peine et pied à pied par opposition à cursu, equo, volatu, velis.

Paupertas. Inopia. Egestas. Mendicitas.

Paupertas, modicité de ressources qui oblige à se restreindre, par opposition à dives, comme πενία ; inopia et egestas, pauvreté accablante qui impose des souffrances et des privations : mais inopia exprime comme ἀπορία le dénûment en lui-même, le défaut de ressources qui empêche de se tirer d’affaire, par opposition à copia ou opulentia ; et egestas comme ἔνδεια la pauvreté besoigneuse et nécessiteuse, par opposition à abundantia ; enfin mendicitas, l’indigence qui réduit les gens à mendier, πτωχεία. Le pauper n’a pas grand’chose, l’inops et l’egenus ont trop peu de chose, le mendicus n’a rien du tout. Dans la classification des rangs par échelle de richesse les pauperes forment la classe moyenne qui est obligée de vivre bourgeoisement et parcimonieusement ; les inopes et les egeni, quand ces deux mots ne s’appliquent point à une gêne passagère, forment la classe des pauvres qui vivent au jour le jour de leur travail et sont même exposés à souffrir la faim ; les mendici, la classe des mendiants qui ne vivent que d’aumônes, également dépourvus de toute propriété et de toute industrie. Cic. Parad. 6. “Istam paupertatem vel potius egestatem et mendicitatem tuam nunquam obscure tulisti.” “Médiocrité de fortune, pauvreté besoigneuse, indigence, tu as constamment porté ton sort au grand jour.” Suet. Gr. 14. “Vixit in summa pauperie et pæne inopia.” “Il vécut dans une extrême médiocrité qui était presque du dénûment.” Plin. Ep. IV, 18.Inopia vel potius, ut Lucretius ait, egestas patrii sermonis.” “La stérilité ou plutôt, comme parle Lucrèce, l’impuissance de la langue maternelle.” Cic. Inv. I, 47. “Propter inopiam in egestate esse.” “Tomber du dénûment dans la gêne.”