1. Sapor, la saveur propre et particulière à un corps, par opposition à odor, etc. ; gustus ou gustatus, la perception de cette saveur ou le sens du goût, par opposition à olfactus, etc. Sen. Ep. 109. “Debet esse aptatus ad hujus modi gustum, ut ille tali sapore capiatur.” “Il faut être accoutumé au goût du miel pour en apprécier la saveur.”

2. Le libans ne fait que porter les choses aux lèvres ou à la bouche ; le gustans en perçoit la saveur et en distingue le goût. Ovid. Am. I, 4, 34. “Si tibi forte dabit, quæ prægustaverit ipse, rejice libatas illius ore dapes.” “S’il arrive qu’il commence par goûter au morceau qu’il t’offre, rejette le mets qui a effleuré ses lèvres.”

Satelles. Stipator.

Satelles, garde du corps considéré comme un mercenaire ; stipator, comme un défenseur. Cic. Rull. II, 13. “Ex equestri loco ducentos in singulos annos stipatores corporis constituit, eosdem ministros et satellites potestatis.” “Il tire tous les ans de l’ordre des chevaliers une compagnie de deux cents gardes qui deviennent les serviteurs et les satellites du pouvoir.”

Satis. Affatim. Abunde.

1. Satis désigne, comme suffisamment et ἱϰανῶς, la juste mesure sans idée accessoire ; affatim et abunde y ajoutent cette idée qu’il y a plutôt trop que trop peu ; mais abunde, copieusement, ἅλις, se prend au sens absolu par rapport à la chose, il y a assez ; affatim, ἀφθόνως, jusqu’à pleine satisfaction, se prend au sens relatif, par rapport à la personne, on en a assez. On peut avoir à son avis assez travaillé, affatim, sans que la quantité de travail soit suffisante et que ce soit satis. Cic. Att. II, 16. “Puto enim me Dicæarcho affatim satis fecisse.” “Je me suis donné suffisamment de mal pour Dicéarque, et je trouve que c’est assez.” Et XVI, 1.Satis est et affatim prorsus.” “Cela suffit très-amplement.” Liv. IV, 22. “Frumentum non necessitati satis, sed copiæ quoque abunde ex ante confecto sufficiebat.” “Les anciens magasins fournissaient du blé en suffisance, et même fort au-delà, en abondance.”

2. Satiare, satisfaire, apaiser un besoin en général, la faim, un désir vif ; saturare, apaiser une envie contre nature, manie, faim canine, haine, soif du sang.

Satis habere. Contentum esse. Boni consulere. Contentus. Æquus animus.

1. Satis habere, estimer suffisant, exprime un jugement : il n’y a point de passion qui soit en jeu et qui empêche d’apprécier la juste mesure ; contentum esse, se contenter, exprime un sentiment : c’est une marque de modestie et d’empire sur soi-même ; enfin, boni consulere, se déclarer satisfait, exprime un acte de volonté : on renonce à voir un vœu se réaliser, on s’accommode résolument de ce qui ne peut être évité. Satis habere se construit avec l’infinitif ; contentum esse, avec l’ablatif ou avec quod.