1. Auxilium, opem ferre et opitulari, secourir, supposent un opprimé qu’il s’agit de tirer d’embarras et de danger en venant à son secours, par opposition à deserere, destituere : il faut se représenter l’auxilium ferens comme un allié qui se met au service de la personne ou des intérêts de l’opprimé ; l’opem ferens, comme un bienfaiteur qui fait profiter le faible de sa puissance et de sa force. Juvare et adjuvare ne supposent, comme soutenir, qu’une personne qui réussira mieux et plus vite dans ce qu’elle entreprend, si on l’assiste, par opposition à impedire. Ter. Heaut. V, 2, 39. “Matres solent esse filiis in peccato adjutrices, auxilio in paterna injuria.” “Les mères ne manquent jamais de se prêter aux sottises de leurs fils et de les secourir contre l’oppression d’un père.” Quand Tarquin, dans Liv. II, 6, prie les Véiens : “ferrent opem, adjuvarent”, il faut se le représenter d’abord comme exilé, exulans, ensuite comme prétendant, regnum repetiturus.
2. Opem et auxilium ferre ont l’accent sur le substantif ; c’est du secours qu’on porte, non autre chose ; opitulari et le terme poétique auxiliari ont l’accent sur leur racine verbale ; c’est secourir sans hésiter.
Ave. Salve. Vale.
Ave, formule de salutation qui s’emploie également à l’arrivée et au départ, comme χαῖρε ; salve, formule d’usage à l’arrivée ; vale, au départ, comme ἔῤῥωσο. Suet. Galb. 4. “Ut liberti mane salvere, vespere valere sibi singuli dicerent.” “Il maintint l’usage qui obligeait ses affranchis à venir lui souhaiter chacun le bonjour le matin, et le soir une bonne nuit.”
- Aves, v. [Volucres].
- Avidus, v. [Velle].
Axes. Plancæ. Tabulæ.
Axes ou asses et plancæ, planches brutes qu’on emploie telles qu’elles sortent de la scie : asses, terme usuel ; plancæ, terme technique, comme ais. Tabulæ, planches travaillées avec plus de fini à l’aide du rabot, pour servir à des meubles de luxe.
- Axilla, v. [Armus].