Calere. Fervere. Æstuare. Calefacere. Fovere.
1. Calere et fervere, il fait chaud, il fait très-chaud, désignent la chaleur même : calidus, dont l’opposé est frigidus, un degré de chaleur modéré ; fervidus, dont l’opposé est gelidus, le degré du point d’ébullition. Æstuare, dont l’opposé est algere, désigne la sensation que la chaleur fait éprouver, comme avoir chaud.
2. Calefacere, chauffer, au sens purement physique, sans idée accessoire ; fovere, chauffer, avec allusion à la sensation agréable ou à l’effet bienfaisant de la chaleur.
- Caligo, v. [Obscurum].
- Calix, v. [Poculum].
- Callidus, v. [Astutus] et [Sapiens].
- Callis, v. [Iter].
- Campus, v. [Equus] et [Villa].
Candela. Lucerna.
Candela, chandelle que l’on peut porter comme une torche, λαμπάς ; lucerna, lumière qui brûle sur une table et qu’on ne saurait se représenter autrement.
- Candidus, v. [Albus].
Canere. Cantare. Psallere. Canticum. Cantilena. Carmen. Poema. Poeta. Vates.
1. Canere, terme général, faire de la musique, canere voce, tibiis, fidibus, μέλπειν ; cantare se dit de la musique vocale, ἀείδειν ; psallere, de la musique instrumentale exécutée avec des instruments à cordes.
2. Cantica et cantilenæ, compositions exclusivement destinées à être chantées, dans lesquelles les paroles et la mélodie sont inséparables, comme dans les chants populaires, et qui servent d’expression à la joie et aux plaisirs de la vie, par opposition au discours, au langage parlé : canticum, chanson favorite qui égaye ; cantilena, chanson rebattue qui a perdu le charme de la nouveauté et n’est plus qu’une vieillerie. Carmina et poemata, poésies susceptibles d’être chantées, mais dont les paroles sont une œuvre d’art, ayant une valeur propre, et qui sont consacrées à la religion ou au dieu des vers, par opposition à la prose et à la vérité pratique. Carmina, dans sa signification primitive, désigne des chants religieux, ἐπῳδαὶ, et par extension d’autres poésies, surtout de petites pièces et des morceaux lyriques, comme ᾠδαί ; poemata, des productions d’un art avancé, de longs poèmes, la plupart du temps épiques ou tragiques, comme ποιήματα. Le carmen est le fruit d’une inspiration naïve ; le poema, d’une inspiration qui se connaît et se maîtrise.