1. Dividere et dirimere, diviser sans autre but que de détruire l’unité de l’ensemble et de réduire en parties ; partiri, dans le but d’obtenir par voie de séparation des parties dont il soit possible de disposer. De là divide et impera et dividere sententias, mais partiri prædam.

2. Divisio marque dans les traités de rhétorique la décomposition de l’espèce en variétés ; partitio, celle du tout en ses parties.

3. Dividere ne se rapporte qu’à une réunion matérielle dans l’espace et ne détruit qu’une relation extérieure ; mais dirimere se rapporte à l’union organique d’un tout et supprime des rapports intimes. Liv. XXII, 15. “Casilinum urbs... Volturno flumine diremta Falernum ac Campanum agrum dividit.” C’est qu’aux yeux de l’auteur une rivière qui coupe une ville en deux constitue une séparation contre nature, tandis que la séparation de deux territoires contigus par une ville est toute naturelle.

4. Dividere signifie encore distribuer sans idée accessoire ; dispertire, c’est répartir entre futurs propriétaires ; distribuere, entre propriétaires légitimes, ou encore mettre chaque partie à une place convenable et appropriée.

Divinare. Præsagire. Præsentire. Prævidere. Vaticinari. Prædicere.

1. Divinare se dit d’un pressentiment qui provient d’une inspiration divine et d’un secours surnaturel, comme μαντεύεσθαι ; præsagire, d’un pressentiment par voie naturelle, par suite d’un tour d’esprit particulier qui confine au surnaturel ; præsentire et prævidere, par un développement extraordinaire des dons naturels de l’esprit, à savoir præsentire par une vision immédiate, prævidere, par de profondes et heureuses combinaisons, par prévoyance.

2. Divinare, etc., simples actes de l’entendement ; vaticinatio et prædictio, expression et communication de ce qu’on pressent : vaticinatio, par le fait du divinans et du præsagiens, c’est la prophétie, προφητεία ; prædictio, par le fait du præsentiens et du prævidens, c’est la prédiction.

Divitiæ. Opes. Gazæ. Locuples. Opulentus. Copiosus.

1. Divitiæ et gazæ, la richesse en général, comme propriété, comme moyen de satisfaire ses désirs de toute sorte ; opes, comme le moyen de réaliser un but élevé, de se faire valoir, d’acquérir ou de conserver de l’influence. Divitiæ, la richesse du simple particulier, πλοῦτος ; opes, la fortune mise au service de l’homme d’État ou de l’ambitieux politique ; gazæ, le trésor d’un roi ou d’un prince, θησαυροί.

2. Dives, riche par opposition à pauper, πλούσιος ; locuples, qui est dans l’aisance, par opposition à egens, egenus, ἀφνειός ; opulentus et copiosus, quia de grandes ressources par opposition à inops, comme εὔπορος.