Duplex. Duplum. Geminus. Dupliciter. Bifariam.

1. Duplex, double en parlant de quantités déterminées qu’il suffit de compter ; duplum, en parlant de quantités indéterminées qu’il faut peser ou mesurer. Duplex s’emploie adjectivement, duplum substantivement. Quintil. VIII, 6, 42. “In quo et numerus est duplex, nec duplum virium.” “Armée deux fois plus nombreuse, mais sans offrir le double de forces.”

2. Étant donnés des objets semblables et pareils au nombre de deux, c’est l’idée du nombre deux qui domine dans duplex comme dans διπλοῦς ; c’est l’idée de ressemblance et de parité qui domine dans geminus comme dans δίδυμος. Dans ce passage de Cic. Part. 6. “Verba geminata et duplicata, vel etiam sæpius iterata”, geminata se rapporte à la répétition d’une idée par le moyen de termes synonymes, duplicata à la répétition d’un même mot.

3. Dupliciter est toujours adverbe de manière : de deux manières, à un double point de vue ; bifariam est adverbe de lieu : en deux endroits ou en deux parties. Cic. Fam. IX, 20.Dupliciter delectatus sum litteris tuis.” “Ta lettre me charme de deux manières.” Comparez avec Tusc. III, 11.Bifariam quatuor perturbationes æqualiter distributæ sunt.” “Les quatre passions fondamentales ont été également réparties en deux catégories.”

E

Ebrius. Vinolentus. Temulentus. Crapula. Ebriosus.

1. Ebrietas présente par leur beau côté les suites d’un excès de vin, c’est l’exaltation, l’animation, qui touchent à l’inspiration, μέθη ; vinolentia et le terme archaïque de temulentia les font envisager par leur vilain côté, celui d’un homme qui se soûle et tombe dans l’abrutissement, οἶνωσις ; enfin, crapula exprime la cause matérielle de cet état, les fumées du vin, comme ϰραιπάλη.

2. Ebrius et le mot d’origine étrangère madulsa désignent l’état passager d’un homme qui est ivre ; ebriosus l’habitude d’un homme qui s’enivre.

Eloqui. Enunciare. Proloqui. Pronunciare. Recitare.