Græci. Graii. Græculi. Græcanicus.
1. Græci, nom ethnographique et historique des Grecs, sans idée accessoire ; Graii, terme d’éloge pour désigner le peuple classique et héroïque de l’antiquité ; Græculi, terme de blâme pour le peuple dégénéré sans foi ni loi du temps des écrivains romains.
2. Græcum, ce qui est authentiquement grec, ce qui existe en Grèce ou qui en vient ; græcanicum, ce qui n’est grec que par imitation et plagiat.
Gratias agere, Habere, Referre. Grates. Gratari. Gratulari.
1. Gratiam ou gratias habere, savoir gré du fond du cœur, χάριν εἰδέναι ; gratias agere, remercier en paroles, εὐχαριστεῖν ; enfin, gratiam referre, prouver sa reconnaissance par des actes, χάριν φέρειν, ἀντιχαρίζεσθαι. Cic. Магс. 11, 33. “Maximas tibi omnes gratias agimus, majores etiam habemus.” “Nous t’offrons tous les plus vives actions de grâces, et notre reconnaissance va encore au delà.” Off. II, 20. “Inops etiamsi referre gratiam non potest, habere tamen potest.” “L’indigence, impuissante à payer de retour, peut néanmoins être reconnaissante.”
2. Gratias agere est la formule du langage ordinaire ; grates agere, celle du style noble et choisi. Cic. Somn. “Grates tibi ago, summe sol, vobisque, reliqui cœlites.” “Souverain soleil, dieux du ciel, ma voix vous rend grâces.”
3. De même gratulari désigne des remercîments faits par occasion, sans accompagnement de sacrifice et des félicitations familières ; gratari, des prières de remercîment ou des félicitations solennelles. Liv. VII, 3. “Jovis templum gratantes ovantesque adire.” “Porter en triomphe au temple de Jupiter des remercîments solennels.” Comparez avec Ter. Heaut. V, 1, 6. “Desine deos gratulando obtundere.” “Cesse d’assourdir les dieux de tes remercîments.”
Gratus. Jucundus. Acceptus. Gratiosus.
1. Gratum, ce qui nous agrée, parce que nous y attachons du prix, ce qui nous paraît précieux, intéressant, ce qui vaut des remercîments ; jucundum, ce qui nous agrée, parce que nous y prenons du plaisir. Gratus peut se dire d’une nouvelle fâcheuse qui nous met à même de prendre nos mesures en temps utile ; la nouvelle n’en sera pas moins injucunda. Cic. Att. III, 24. “Ista veritas etiamsi jucunda non est, mihi tamen grata est.” “Quoique cette vérité ne me fasse point plaisir, elle ne laisse pas de m’être précieuse.” Famm. V, 18. “Cujus officia jucundiora scilicet sæpe mihi fuerunt, nunquam gratiora.” “Ses bons offices m’ont souvent paru plus agréables, ils ne m’ont jamais été plus chers.”