Homo. Mas. Vir. Homunculus. Homuncio. Homullus.

1. Homo, l’être humain, homme ou femme, par opposition à deus et bellua, ἄνθρωπος ; mas et vir, l’homme seul : mas, au sens physique, par opposition à femina, comme ἄρσην ; vir, au sens moral, par opposition à mulier, comme ἀνήρ. Sen. Polyb. 36. “Non sentire mala sua non est hominis, at non ferre non est viri.” “Il faut n’avoir rien d’humain pour ne pas sentir ses maux, rien de viril pour ne pas les supporter.”

2. Homunculus sert à marquer la faiblesse et l’impuissance de l’homme comme étant le lot de l’espèce entière, du genre humain, par opposition à la toute-puissance de la Divinité, à la grandeur de la nature et de l’univers ; homuncio et homullus désignent l’homme faible et sans conséquence en sa qualité d’individu, par opposition à d’autres hommes : homuncio, avec un sentiment de compassion ; homullus, avec un sentiment de mépris.

Honorare. Honestare.

Honorare, honorer quelqu’un par une distinction qu’on lui accorde en passant, lui faire honneur ; honestare, couvrir quelqu’un d’honneur en attachant à sa personne un éclat durable.

Hornus. Hornotinus.

Hornus, terme poétique ; hornotinus, forme prosaïque du même mot pour désigner ce qui a lieu pendant l’année.

Horridus. Hirtus. Hirsutus. Hispidus. Asper.

Horridus, terme général pour tout ce qui est grossier et rude par défaut de culture ; hirtus et hirsutus ont un rapport particulier à la rudesse du poil ou autre couverture, par opposition à moelleux ; hispidus et asper se rapportent à de fortes inégalités de surface, par opposition à lisse : hispidus marque que ces aspérités nuisent à la beauté ; c’est une question de coup d’œil ; asper, qu’elles blessent ; c’est une question de toucher. Vell. P. II, 4, caractérise d’abord par l’emploi d’hirtus, l’extérieur négligé de Marius, puis la rudesse de sa nature par l’emploi d’horridus.