«Prenez garde! prenez garde! balbutia-t-elle. Cette femme vient ici pour vous perdre!»
Et de nouveau elle s'évanouit.
Le lecteur trouvera la suite et la fin de cette étude de mœurs dans un volume qui paraîtra incessamment sous le titre de:
LES RÉPROUVÉES.
Note de l'éditeur. Nous croyons devoir reproduire ici une lettre adressée, le 22 décembre 1866, au directeur-gérant du journal le Siècle, pendant la publication de la seconde partie du Calvaire des femmes. Cette lettre témoigne que ce roman, par ses qualités d'observation et de style, a fait sensation parmi l'élite de la classe ouvrière.
À M. le directeur-gérant du SIÈCLE.
«Monsieur,
«La lecture des œuvres de littérature, même futiles, quand toutefois elles ne sont pas corruptrices, est assurément la plus agréable comme la moins coûteuse des distractions. Le succès populaire de certaines publications périodiques à bon marché en est la preuve incontestable. Or, ce succès même est pour les auteurs un éloge qui peut suffire, et il y aurait de la part des lecteurs une sorte de prétention ridicule à vouloir le formuler d'une manière explicite. Mais il n'en saurait être de même lorsqu'il s'agit d'ouvrages qui, sous la forme la plus attrayante, se proposent un but éminemment utile.
«Tels sont la Croisade noire et le Calvaire des femmes.
«Depuis les romans d'Eugène Sue, qui ont si puissamment contribué aux améliorations déjà obtenues dans la condition des travailleurs, aucun ouvrage de ce genre n'aura prêté, selon nous, un concours aussi efficace à la réalisation de celles qui restent à accomplir.