—Seigneur, répliqua civilement Giroflée (car elle était bien faite et gracieuse), la biche que voici est à moi avant que d'être à vous; je renoncerais aussitôt à ma vie qu'à elle; et si vous voulez voir comme elle me connaît, je ne vous demande que de lui donner un peu de liberté.... Allons, ma petite Blanche, dit-elle, embrassez-moi.

Bichette se jeta à son cou.

—Baisez-moi la joue droite.

Elle obéit.

—Touchez mon cœur.

Elle y porta le pied.

—Soupirez.

Elle soupira. Il ne fut plus permis au prince de douter de ce que Giroflée lui disait.

—Je vous la rends, lui dit-il honnêtement; mais j'avoue que ce n'est pas sans chagrin.

Elle s'en alla aussitôt avec sa biche.