Vous accusiez les femmes de prendre des chimères pour des réalités... Je vous ai prouvé que vous méritez ce reproche, puisque votre théorie est en contradiction avec la science et les faits.
Vous accusiez les femmes d'ériger en principes de vaines analogies... Je vous ai prouvé que vous en avez fait autant, en induisant de la prétendue absence de germes physiques chez la femme, l'absence de germes intellectuels et moraux.
Vous accusiez la femme de raisonner à contre sens.... je vous ai mis en présence de vos propres principes, pour en tirer des conséquences contradictoires.
Vous accusiez la femme de ne faire que des Macédoines, des Monstres... L'anatomie de votre théorie prouve que vous en savez faire tout autant.
Vous accusiez la femme d'inintelligence, de défaut de justice, de vertu, de chasteté... J'en appelle à vous même, et vous dites positivement le contraire.
Où vous êtes fantasque, contradictoire, j'en appelle moi, femme, à la logique.
Où vous manquez de méthode, moi, femme, j'emploie la méthode scientifique et rationnelle.
Où vous démentez vos propres principes, j'en appelle à ces mêmes principes pour vous juger et vous condamner.
Lequel de nous deux, Monsieur, est le plus raisonnable et le plus rationnel?
Ma modestie souffre, je vous l'avoue, de penser que j'ai joué le rôle de Minerve faisant honte à Ulysse de ses paradoxes et de ses roueries. Enfin, cet ennuyeux rôle est fini!