«Mais le Fusionisme qui est la doctrine du salut pour tous, ne permet à aucun d'être sacrifié, c'est pourquoi la femme est l'égale de l'homme, et l'homme est l'égal de la femme, comme en Dieu, la Mère éternelle est l'égale du Père éternel, et le Père éternel est l'égal de la Mère éternelle.»
M. de Tourreil croit que la Mère donne la forme, et le Père, la vie, deux choses aussi nécessaires l'une que l'autre pour constituer l'être.
«Puisque la femme est l'égale de l'homme en principe absolu, continue-t-il, et qu'elle lui est co-éternelle, il y a injustice à la subalterniser à l'homme dans le relatif, et la Genèse commet une erreur grossière en la faisant procéder de l'homme.
«Si l'un des deux pouvait être avant l'autre, ce serait la femme; car à la rigueur on pourrait concevoir l'être sans la vie, mais il serait bien impossible de concevoir la vie sans l'être.
«L'être sans la vie serait un être mort, mais que serait la vie sans l'être? Ce serait une vie qui n'existerait pas, la négation, l'absence de la vie, le néant. Donc, dans l'ordre logique, la femme est la première.....
«Non seulement la femme doit être l'égale de l'homme, d'après ce que nous avons vu, mais dans l'énonciation et le classement, elle doit être nommée et classée la première.
«La femme est le moule qui perfectionne ou déprave l'espèce, selon que ce moule est bien ou mal. Le sort de l'humanité dépend donc de la femme, puisqu'elle a une action toute puissante sur le fruit qu'elle porte dans son sein.
«Pure, bonne, intelligente, elle produira des êtres sains, intelligents et bons.
«Impure, bornée et méchante, elle produira des êtres malsains, inintelligents et méchants.
«En un mot, l'enfant sera ce que sera sa mère, parce que nul ne peut donner que ce qu'il a.