Qu'une fille ne puisse être enregistrée au bureau des mœurs qu'après vingt-cinq ans accomplis, et qu'elle soit mise en correction avant cet âge, si elle se livre à la prostitution.

Que toute femme de mauvaises mœurs soit punie de la prison et de l'amende, si elle a reçu un homme au dessous de vingt-cinq ans, et que la peine soit terrible si elle n'est pas saine.

LA JEUNE FEMME. On dira que la paternité ne peut être prouvée, Madame.

L'AUTEUR. attribué à l'enfant naturel ne soit pas le vrai père: mais ce qui doit être établi par des preuves, c'est qu'il s'est mis dans le cas d'être réputé tel; c'est la probabilité de la paternité dans le mariage, étendue à la paternité hors du mariage. Tant pis pour les hommes qui s'y laisseront prendre: c'est une honte que d'attacher l'impunité au plus désordonné, au plus subversif des penchants égoïstes: il faut que les femmes ne supportent plus seules la charge des enfants naturels et ne soient plus tentées de les abandonner.

LA JEUNE FEMME. Mais s'il est établi qu'un homme marié s'est mis dans le cas d'être père hors du ménage?

L'AUTEUR. punition pour lui et sa complice. Quant à l'enfant, l'homme doit en subir la charge de concert avec la mère.

LA JEUNE FEMME. Voilà des lois bien draconiennes!

L'AUTEUR. nous enserre âme et corps; que si nous ne réagissons pas énergiquement contre elle par la sévérité des lois, par la réforme de l'éducation et le réveil de l'idéal, notre société ne sera bientôt plus qu'un immense lupanar?

LA JEUNE FEMME. Hélas! Ce n'est que trop vrai.

L'AUTEUR. réforme rationnelle de l'éducation nationale, mais encore que les lycées soient doublés pour les filles.