Or l'homme et la femme diffèrent l'un de l'autre par un appareil important.

Donc chacun des deux sexes doit différer l'un de l'autre, non seulement par l'appareil qui les distingue, mais par toutes les modifications qu'amène la présence de cet appareil.

Voilà, Messieurs, mon premier syllogisme: je sais que nous nous n'aurons pas maille à partir là dessus: c'est de la Biologie classique.

Recherchons anatomiquement les différences organiques que la sexualité fait subir à l'homme et à la femme.

Système nerveux. Les nerfs, dit du sentiment, sont plus développés chez la femme que chez l'homme; ceux du mouvement le sont moins; le cervelet est plus développé dans la tête de l'homme que dans celle de la femme; chez celle-ci le diamètre antéro-postérieur du cerveau l'emporte sur le bi-latéral qui est relativement plus grand dans le sexe masculin: on remarque aussi que les organes de l'observation, de la circonspection, de la ruse et de la philogéniture sont plus volumineux dans la tête de la femme que dans celle de l'homme, chez lequel prédominent les organes rationnels, ceux du combat et de la destruction.

Système locomoteur. L'homme est plus grand que la femme, a les os plus compacts, les muscles plus gros et mieux nourris, les tendons plus forts; son thorax a une direction opposée à celui de la femme: dans celui de la femme, la plus grande largeur est entre les épaules, chez l'homme, elle est à la base; le bassin est plus large, plus évasé dans le sexe féminin que chez l'autre.

Systèmes épidermique et cellulaire. L'homme a la peau plus pileuse que la femme; ce qu'on nomme la graisse est moins abondant dans l'organisme masculin que dans le féminin; généralement la peau de l'homme est plus rude et toutes ses formes sont moins arrondies; la femme a les cheveux plus longs, plus soyeux.

Organes splanchniques. La masse cérébrale est relativement la même chez les deux sexes, ainsi que les organes du cerveau, sauf les prédominances que nous avons signalées; le système respiratoire diffère un peu: la femme respire de plus haut que l'homme: chez celui-ci la circulation est plus active, plus énergique.

A ces différences physiques correspondent les différences intellectuelles et morales.

La femme, ayant les nerfs du sentiment plus développés, est plus impressionnable et plus mobile que l'homme.