A ce moment, la porte s'ouvrit et Mariette entra portant un plateau.
—Bon Noël à mes maîtres, dit-elle.
—Bon Noël à vous et à tous les vôtres, lui répondit-on. Comment, vous n'êtes pas couchée?
—Ah! non, par exemple! Monsieur n'aurait qu'à rentrer et à réclamer son dîner: c'est pas Madame qui m'avertirait, n'est-ce pas? J'ai pensé qu'un peu de tilleul ne ferait pas de mal à ces dames; elles le boiront, puis elles iront se coucher...
—Allez-y vous-même, ma fille, dit grand'mère. Madame et moi sommes décidées à attendre encore.
—Eh bien, avec leur permission, je ferai comme ces dames.
—Alors, venez auprès de nous, vous aurez plus chaud qu'à la cuisine.
Et la triste veillée continua, à trois maintenant.
Vers le matin, la jeune femme tressaillit. Elle se leva, toute pâle.
—Mère, dit-elle, n'as-tu pas entendu? Il m'a semblé qu'on appelait. N'a-t-on pas frappé à la porte?