Il est bien juste, Monseigneur, que je vous remercie de la bonté que vous avez eue de me rendre office auprès de M. de Lamoignon, et de m'avoir appris avec quelle honnêteté il vous a parlé de moi. Je lui écrivis hier pour l'en remercier, et je lui envoyai ma lettre par les personnes dont Mlle de Clisson s'est souvenue, et qu'il reçut très-civilement. Comme on m'a dit qu'il y a un grand nombre de legs, je voudrois bien savoir si les noms de Vaumale ou de Valcroissant ne se trouvent pas parmi ceux à qui cette généreuse personne en a laissé. Si vous trouvez occasion de le savoir, vous me ferez plaisir de me l'apprendre et de savoir aussi ce qu'elle laisse à M. de la Bastide[ [496], qui est en Angleterre. Vous voyez, Monseigneur, que j'use de la liberté que la véritable amitié donne. Conservez-moi la vôtre, et soyez assuré que la mienne durera autant que la vie de votre, etc., etc.

A MADAME DE CHANDIOT[ [497].

Ce 27 octobre [1699.]

MADRIGAL.

Chandiot est une merveille

Qui n'aura jamais de pareille.

Sa beauté n'est qu'un simple trait

De son admirable portrait.

Ses vertus, son cœur magnanime

Ont acquis toute mon estime,