La nuit dont le retour ramène les délices,

Ces paisibles moments à l'amour si propices,

Destinés seulement à de tendres plaisirs,

Ne sont plus employés qu'à de fâcheux soupirs.

Les maris rassurés, les mères sans alarmes

Dans un si grand désordre ont su trouver des charmes.

La nuit n'est plus à craindre à leur esprit jaloux,

Ils dorment en repos sur la foi des filous.

Ils aiment le plaisir qui nous tient en contrainte

Et la frayeur publique a dissipé leur crainte.