Mais de tendres amans, vrais esclaves d'amour,

On en trouve la nuit aussi peu que le jour.

C'étoit au temps jadis que les amans fidèles

Pour tromper les Argus montoient par les échelles,

Qu'on les voloit sans peine au premier point du jour,

Et qu'ils cachoient leur vol autant que leur amour.

Sous votre grand aïeul, d'amoureuse mémoire,

Les filous nos ayeux, célèbres dans l'histoire,

Ne passoient pas de nuits sans prendre à des amans

Des portraits enrichis d'or et de diamans,