Des bords de l'Orient je suis originaire,

Le soleil proprement se peut dire mon père,

Le printemps ne m'est rien, je ne le connois pas,

Et ce n'est point à lui que je dois mes appas.

Je l'appelle en raillant le père des fleurettes,

Du fragile muguet, des simples violettes,

Et de cent autres fleurs qui naissent tour à tour,

Mais de qui les beautés durent à peine un jour.

Voyez-moi seulement, je suis la plus parfaite,

J'ai le teint fort uni, la taille haute et droite,