[1] Ulric Guttinguer, les Lilas de Courcelles, 1842, p. 41. Mlle de Scudéry, on le verra, fut une des premières à prendre parti pour le Sonnet d'Uranie, et l'on a surnommé Guttinguer «le dernier des Uranins.»
[2] Un historien de la ville d'Apt, Boze, lui donne le premier de ces deux noms; un autre, dont l'histoire est restée inédite, Remerville, l'appelle Scudéry, et, en mentionnant Jacques Escudier, notaire en 1535, dit positivement que la famille était connue sous ce dernier nom depuis plusieurs siècles, lorsqu'elle s'avisa de le changer en celui de Scudéry. Il est donc probable que cette forme n'a été qu'une traduction après coup du Scutifer des actes latins.
[3] Cependant son acte de mariage, en 1599, porte encore: Georges de Scudéry ou Lescuyer.
[4] Les Fastes des rois de la Maison d'Orléans et de celle de Bourbon (par le P. Du Londel). Paris, 1697, p. 110.
[5] Conrart nous paraît avoir un peu embelli la situation, lorsqu'il parle «d'emplois considérables» qu'aurait eus ce personnage, «entr'autres la charge de lieutenant du Hâvre-de-Grâce, place importante de la province, sous l'amiral de Villars qui en était gouverneur.» Nous avons trouvé à la Bibliothèque nationale une quittance du 20 avril 1605 signée: Georges de Scudéry, capitaine des ports.
[6] Tous les biographes de Mlle de Scudéry la font naître en 1607. Les bulletins de Clément, à la Bibliothèque nationale, ajoutent la date du 15 novembre. D'un autre côté, le registre des baptêmes de la paroisse de Notre-Dame, au Havre, constatent que Georges fut baptisé le 22 août 1601, et Madeleine le 1er décembre 1608. Nous devons ces deux dernières indications, ainsi que celle qui concerne l'acte de mariage du père, à l'obligeance de M. G. Toussaint, avocat au Havre.
[7] Un document cité par M. Livet, Précieux et Précieuses, 2e édition, p. 209, nous le montre emprisonné pour dettes, à la date du 23 octobre 1610.
[8] D'après la même autorité, le père serait mort en 1613, et la mère six mois après.
[9] Tout cela est un peu arrangé dans le Cyrus: «Sapho n'avoit que six ans lorsque ses parents moururent. Il est vrai qu'ils la laissèrent sous la conduite d'une parente qui avoit toutes les qualités nécessaires pour bien conduire une jeune personne.» T. X, l. II.
[10] Conrart.—Eloge de Mlle de Scudéry, par Bosquillon.