[123] De l'influence des femmes sur la littérature française, 1811, t. I, p. 126.
[124] Menagiana, 1694, p. 191.
[125] M. Berriat Saint-Prix a constaté que, dans le nombre des ouvrages indiqués par l'inventaire de Boileau, on trouve l'Astrée, Cléopâtre et Cyrus.
[126] De libris qui vulgo dicuntur Romanenses, 1736, in-4o, pp. 27, 28, 36.—Observations sur quelques écrits modernes, par l'abbé Desfontaines, t. V, p. 89, 91.
[127] Cathos et Madelon sont «deux pecques provinciales,» et, dans la IIIe satire, ce sont:
Deux nobles campagnards, grands lecteurs de romans,
Qui disent tout Cyrus dans leurs longs complimens.
Ce qu'il y a de curieux, c'est qu'un des commentateurs modernes de Molière assure que le jargon précieux s'est conservé jusqu'à nos jours dans plusieurs sociétés de province, et il en cite des exemples recueillis par lui dans une ville située à moins de 80 lieues de Paris. (Œuvres de Molière, édon d'Aimé-Martin, 1824. t. II, p. 47.)
[128] «Il est effectivement vrai que la plupart des valets de la maison firent des vers ce jour-là.» (Note de Conrart, reproduite par M. Em. Colombey, p. 17, de la Journée des Madrigaux.)
[129] Dans la Ménagerie de l'abbé Cotin, dont la première édition datée est de 1666, on trouve un Avis au lecteur renfermant ce passage curieux qui paraît avoir échappé aux éditeurs de Molière: «Je pensois que toute la Ménagerie fût achevée, quand on m'a averti qu'après les Précieuses, on doit jouer chez Molière, Ménage hipercritique, le Faux savant, et le Pédant coquet. Vivat. Les comédiens ont mis dans leurs affiches qu'il faudra retenir les loges de bonne heure, et que tout Paris y doit être, parce que toutes sortes de gens, grands et petits, mariés et non mariés, sont intéressés au ménage. C'est une plaisanterie de comédiens.»
Ainsi le pauvre Cotin criait vivat! à l'annonce d'une personnalité contre Ménage, sans se douter qu'il devait y figurer comme pendant, et que la caricature de Vadius appelait celle de Trissotin.