[285] Le Conservateur, juillet 1760, p. 92. Copie du temps, Collection Moreau, t. 847, p. 29.

Voyez Eug. de Beaurepaire, Histoire de deux sonnets dans la Revue de Rouen, XXe année, p. 129. Les documents qu'il cite prouvent que la querelle commença en décembre 1649.

[286] Cette préférence donnée par Mme de Longueville au sonnet d'Uranie sur celui de Job avait inspiré à Mlle de Scudéry le quatrain suivant:

A vous dire la vérité,

Le destin de Job est étrange

D'être toujours persécuté

Tantôt par un démon et tantôt par un ange.

[287] Les sept lettres suivantes ont été publiées par M. de Monmerqué au t. VI de son édition de 1835 des Historiettes de Tallemant des Réaux, d'après des copies provenant du président Durey de Meinières. En les reproduisant d'après lui, nous ne croyons pouvoir mieux faire que de reproduire aussi les notes qu'il y a jointes, sauf à les abréger au besoin. Ce sont probablement les mêmes lettres, en tout ou en partie, qui sont désignées p. 517 du Catalogue de Lamoignon, 1784, in-fo: Lettres de Mlle de Scudéry à M. Godeau, contenant plusieurs anecdotes historiques de l'an 1650.

[288] La duchesse de Longueville, après l'arrestation des princes, qui eut lieu le 18 janvier 1650, s'enfuit en Normandie. La cour se rendit à Rouen le 1er février: la duchesse, qui s'étoit réfugiée à Dieppe, s'échappa du château. «Elle sortit la nuit à cheval, jambe de çà et jambe de là, avec ses femmes, en courant jour et nuit; elle s'embarqua sur la coste et fut en Hollande.... Elle gagna Stenay, où estoit le mareschal de Turenne.» (Mémoires de Montglat.) Le récit de Mme de Motteville est plus circonstancié; elle dit que la duchesse sortit par une petite porte qui n'étoit pas gardée: qu'elle fit deux lieues à pied pour gagner un petit port, où elle ne trouva que deux barques de pêcheurs; elle voulut s'embarquer contre l'avis des mariniers, afin de gagner un vaisseau qu'elle faisoit tenir à la rade. Le vent étoit si grand et la marée si forte, que le marinier, qui l'avoit prise entre ses bras pour la porter dans la chaloupe, la laissa tomber dans la mer; elle se décida à prendre des chevaux et à se mettre en croupe, ainsi que les femmes de sa suite, se réfugia chez un gentilhomme, demeura cachée dans le pays pendant environ quinze jours, et fit enfin gagner le capitaine d'un vaisseau anglois, qui la reçut sous le nom d'un gentilhomme qui s'étoit battu en duel. Mémoires de Mme de Motteville. (M.)

[289] Cette reconnaissance n'eut point lieu; tout ceci était un jeu joué par le duc de Guise, prisonnier à Madrid, dans l'espoir d'obtenir sa liberté. Voir dans Tallemant des Réaux l'Historiette du duc de Guise. (M.)