Que la dure captivité
Par eux constamment endurée,
Ne soit pas de longue durée!
(Muse historique; lettre du 2 septembre 1650.) (M.)
[295] On voit dans les Mémoires d'Omer Talon que l'on avait eu connaissance, par des lettres interceptées, que de Madrid, sur la demande du marquis de Sillery qui négociait pour les rebelles, des ordres avaient été donnés pour que le maréchal de Turenne entrât dans le royaume et donnât de l'effroi à Paris. «Ce qui estoit desjà fait,» dit Talon, «car lors l'armée des ennemis étoit proche de la Ferté-Milon.» Cette alarme donna lieu au transfèrement des princes. Loret peint très-plaisamment l'effet que l'approche de l'ennemi produisit dans Paris:
Lundi vinrent dedans Paris
Avec plaintes, clameurs et cris,
Gens conduisant, toutes complettes,
Sept mil sept cent trente charrettes
Pleines de coffres et paquets,