«Mlle de Scudéry ayant été passer une partie de l'automne à la maison de campagne de Conrart, à Athis, en 1656, Pellisson y était venu en visite; mais il y était resté fort peu de temps, et, à son retour à Paris, il s'était empressé d'écrire à Mlle de Scudéry pour lui exprimer les regrets qu'il éprouvait de n'être pas auprès d'elle, et les pensées qui l'avaient accompagné sur la route d'Athis à Paris, en côtoyant les bords de la Seine. Le ton de cette lettre est moitié sérieux, moitié badin. La réponse de Mlle de Scudéry est du même style, ainsi que la réplique de Pellisson. Mlle de Scudéry s'appelle toujours Sapho et Pellisson s'appelle déjà Herminius. On touche à la fin de 1656: la douce liaison est encore dans sa fleur et dans tout son agrément. Nous mettons au jour ces billets, qui n'ont rien de fort remarquable, pour donner une idée de la façon dont Mlle de Scudéry et Pellisson étaient ensemble; on y sent une tendresse sincère, mais le bel esprit domine.»
Les notes de M. Cousin sur ces trois lettres seront distinguées par les initiales: V. C.
[343] Mons était un hameau dépendant d'Athis. Une station du chemin de fer de Paris à Orléans porte aujourd'hui le nom de Athis-Mons.
[344] Cléodamas et sa femme Ibérise sont deux personnages de la Clélie, qui représentent M. et Mme Conrart. Agélaste est Mlle Boquet; nous ne savons qui est Mérigène. Il paraît que c'était un homme du monde qui n'osait se risquer à faire le bel esprit. Cependant, encouragé par Mlle de Scudéry, il lui écrivit lorsqu'elle quitta Athis pour retourner à Paris, quelques billets galants que Conrart nous a conservés avec les réponses de Mlle de Scudéry, tome XI, in-folio, page 339 (V. C.).
[345] On appelait alors corbillart le coche d'eau qui menait à Corbeil et qui passait devant Athis. (V. C.).
[346] Ce Cicéron n'est autre que M. de Doneville. Pellisson l'appelle ainsi, soit parce que dans leur correspondance, dont on voit quelques échantillons dans les manuscrits de Conrart, il est souvent question entre eux de Cicéron, que Doneville lisait beaucoup, soit parce que Pellisson comparait en badinant le magistrat de Toulouse au consul romain. (V. C.)
[347] Mérigène ne représente donc pas un des habitués du Samedi. (V. C.)
[348] Cela répond à la fin d'un madrigal que Mlle de Scudéry avait adressé à Pellisson sous le nom de Mlle Boquet, avec un mauvais portrait de celle-ci:
Ce travail n'est pourtant pas laid
Pour un Raphaël de village.
(V. C.)