Assurément Corneille n'aurait pas désavoué ces vers qui terminent la belle description de la décadence de Rome sous l'Empire:

L'aigle qui fut longtemps plus craint que le tonnerre

N'osoit plus s'élever et voloit terre à terre,

Et ce superbe oiseau, loin des essors premiers,

Se cachoit tout craintif dessous ses vieux lauriers.

Il y a comme une réminiscence du sommeil de Condé à Rocroy dans ce passage d'Alaric, que Boileau déclarait «trop bon pour être de Scudéry»:

Il n'est rien de si doux pour les cœurs pleins de gloire

Que la paisible nuit qui suit une victoire;

Dormir sur un trophée est un charmant repos

Et le champ de bataille est le lit d'un héros.