Dans l’ombre de la maison où passent des revenantes aux longs yeux, aux petites mains brunes et tatouées, Noura murmure :

— Grâce pour moi, ô mes mortes et mes vivantes. O mes Endormies, si je vous réveille pour la souffrance, grâce, car c’est aussi pour un bonheur possible dans l’avenir. Les premiers convertis sont lapidés. Ceux qui suivent n’endurent que des paroles ; puis, tout le peuple connaît la vérité ; la joie vient pour tous avec la lumière. Grâce pour tous les efforts qui appelleront la clarté.


Dans la ruelle musulmane bruit l’écho des pas du Mahdi…


Claude Hervis, au désert, fleurit de dahnouns et de zeïtas le blond sépulcre de Mouni !

Le mot de la fin… Notre lendemain seul le connaîtra. Et nous préférons ne pas l’entendre, nous qui portons le poids secret, les encens savoureux et la volupté d’une âme ancienne. S’il te plaît, ô Destin, quand parleront les lointains avenirs, nous serons les morts d’un autre passé.

Table

Pages
Dédicace

[5]

Préface

[7]

Épigraphes

[9]

I.

— Visages et Paroles

[11]

II.

— Les Grandes Tentes

[45]

III.

— Sous le Voile

[95]

IV.

— La Voie douloureuse

[165]

V.

— L’Heure du Doute

[267]

VI.

— Mouni

[297]

VII.

— L’Heure du Mahdi

[341]

Imprimerie L. Caillot et Fils, Rennes.