— Il doit maintenant chanter pour l’amour et pour Mâadith.

Et elles dépêchèrent une vieille servante afin de transmettre leur désir. L’Homme au djaouak reçut le message, regarda discrètement le rideau rouge qui frémissait et modula quelques strophes de la chanson de Ben Abdallah :

Oiseau de race aux ailes bleues,

reviens avec une réponse.

O mon pigeon, sent-on encore dans le Sahara

Souffler le vent de l’amour ?

Y sont-elles encore ces jeunes filles

qui laissent flotter leurs ceintures,

qui se gardent le secret entre elles,

le secret dont un jeune homme a sa part ?