Vitalis faillit tomber, tant la poussée avait été rude ; mais il se redressa, et, levant son bras droit, il en frappa fortement le poignet de l’agent.

Mon maître était un vieillard vigoureux, il est vrai mais enfin un vieillard ; l’agent, un homme jeune encore et plein de force, la lutte entre eux n’aurait pas été longue.

Mais il n’y eut pas lutte.

— Que voulez-vous ? demanda Vitalis.

— Je vous arrête, suivez-moi au poste.

— Pourquoi avez-vous frappé cet enfant ?

— Pas de paroles, suivez-moi !

Vitalis ne répondit pas, mais se tournant vers moi :

— Rentre à l’auberge, me dit-il, restes-y avec les chiens, je te ferai parvenir des nouvelles.

Il n’en put pas dire davantage, l’agent l’entraîna.