— Où vont les ornières ?

— Elles continuent droit.

— L’entrée de la carrière doit être à gauche, nous aurons passé devant sans la voir ; dans cette nuit épaisse rien n’est plus facile ; pourtant nous aurions dû comprendre aux ornières que nous allions trop loin.

— Je vous assure que les ornières n’ont pas tourné à gauche.

— Enfin, rebroussons toujours sur nos pas. Une fois encore nous revînmes en arrière.

— Vois-tu le bouquet d’arbres ?

— Oui, là, à gauche.

— Et les ornières ?

— Il n’y en a pas.

— Est-ce que je suis aveugle ? dit Vitalis en passant la main sur ses yeux, marchons droit sur les arbres et donne-moi la main.