— Je n’ai pas de père.

— Et ta mère ?

— Je n’ai pas de mère.

— Tu as bien un oncle, une tante, des cousins, des cousines, quelqu’un.

— Non, personne.

— D’où viens-tu ?

— Mon maître m’avait acheté au mari de ma nourrice. Vous avez été bon pour moi, je vous en remercie bien de tout cœur, et, si vous voulez, je reviendrai dimanche pour vous faire danser en jouant de la harpe, si cela vous amuse.

En parlant, je m’étais dirigé vers la porte ; mais j’avais fait à peine quelques pas que Lise, qui me suivait, me prit par la main et me montra ma harpe en souriant.

Il n’y avait pas à se tromper.

— Vous voulez que je joue ?