— À l’eau ! à l’eau ! s’écrièrent en même temps Pagès et Bergounhoux.

Assurément s’ils avaient été sur notre palier ils auraient poussé Compayrou dans le gouffre ; mais avant qu’il leur fût possible de descendre le magister eut le temps d’intervenir encore.

— Voulez-vous donc qu’il paraisse devant Dieu avec ce crime sur la conscience ? s’écria-t-il, laissez-le se repentir.

— Je me repens, je me repens, répéta Compayrou, plus faible qu’un enfant malgré sa force d’hercule.

— À l’eau ! répétèrent Bergounhoux et Pagès.

— Non ! s’écria le magister.

Et alors il se mit à leur parler, en leur disant des paroles de justice et de modération. Mais eux, sans vouloir rien entendre, menaçaient toujours de descendre.

— Donne-moi ta main, dit le magister en s’approchant de Compayrou.

— Ne le défends pas, magister.

— Je le défendrai ; et si vous voulez le jeter à l’eau, vous m’y jetterez avec lui.