— Allons, Rémi, prend ton paquet, et passe devant Capi, en avant, marche !
Je tendis les mains vers lui, puis vers Barberin, mais tous deux détournèrent la tête, et je sentis que Vitalis me prenait par le poignet.
Il fallut marcher.
Ah ! la pauvre maison, il me sembla, quand j’en franchis le seuil, que j’y laissais un morceau de ma peau.
Vivement, je regardai autour de moi, mes yeux obscurcis par les larmes ne virent personne à qui demander secours : personne sur la route, personne dans les prés d’alentour.
Je me mis à appeler :
— Maman, mère Barberin !
Mais personne ne répondit à ma voix, qui s’éteignit dans un sanglot.
Il fallut suivre Vitalis, qui ne m’avait pas lâché le poignet.
— Bon voyage ! cria Barberin. Et il rentra dans la maison. Hélas ! c’était fini.