Quand Mattia fut sorti, j’interrogeai mère Barberin.
— Maintenant que nous sommes seuls, me diras-tu en quoi le voyage de Barberin à Paris est intéressant pour moi ?
— Bien sûr, mon enfant, et avec plaisir encore. Avec plaisir ! je fus stupéfait.
Avant de continuer, mère Barberin regarda du côté de la porte.
Rassurée elle revint vers moi et à mi-voix, avec le sourire sur le visage :
— Il paraît que ta famille te cherche.
— Ma famille !
— Oui, ta famille, mon Rémi.
— J’ai une famille, moi ? J’ai une famille, mère Barberin, moi l’enfant abandonné !
— Il faut croire que ce n’a pas été volontairement qu’on t’a abandonné, puisque maintenant on te cherche.