J’allai à eux pour leur donner la main, mais ils continuèrent leur besogne sans me répondre.

J’arrivai alors à mon grand-père, mais il ne me laissa point approcher, et comme la veille, il cracha de mon côté, ce qui m’arrêta court.

— Demande donc, dis-je à Mattia, à quelle heure je verrai mon père et ma mère ce matin.

Mattia fit ce que je lui disais, et mon grand-père en entendant parler anglais se radoucit ; sa physionomie perdit un peu de son effrayante fixité et il voulut bien répondre.

— Que dit-il ? demandai-je.

— Que ton père est sorti pour toute la journée, que ta mère dort et que nous pouvons aller nous promener.

— Il n’a dit que cela ? demandai-je, trouvant cette traduction bien courte.

Mattia parut embarrassé.

— Je ne sais pas si j’ai bien compris le reste, dit-il.

— Dis ce que tu as compris.