— Parce que…
. Il n’acheva pas et détourna les yeux devant mon regard interrogateur.
— Mattia, réponds-moi en toute sincérité, franchement, sans ménagement pour moi, sans peur ; tu ne dormais pas cette nuit ? tu as vu ?
Il tint ses yeux baissés, et d’une voix étouffée :
— Je ne dormais pas, dit-il.
— Qu’as-tu vu ?
— Tout.
— Et as-tu compris ?
— Que ceux qui vendaient ces marchandises ne les avaient pas achetées. Ton père les a grondés d’avoir frappé à la porte de la remise et non à celle de la maison ; ils ont répondu qu’ils étaient guettés par les policemen.
— Tu vois donc bien qu’il faut que tu partes, lui dis-je.