Klein part. Dans le lointain, un bruit de fusillade commence...

- Maintenant, gare à l'embouteillage ! S'il en vient seulement trois mille pour commencer...

Il appelle le cadet qui tout à l'heure, avec Klein, interrogeait les agents avant de les laisser entrer :

- Envoyez un secrétaire à la permanence des gens de mer. Trente coolies tout de suite.

Encore une auto qui part. Je jette un coup d'œil par la fenêtre : une dizaine d'autos sont devant la Propagande, avec leurs chauffeurs, et attendent. Chaque secrétaire qui part en prend une ; l'auto sort en grinçant de la grande ombre oblique du bâtiment et disparaît dans une poussière pleine de soleil. On n'entend plus de coups de feu, mais, pendant que je regarde, j'entends la voix d'un homme qui dit à Garine, derrière moi :

- Trois patrouilles sont prisonnières. Les trois envoyés des sections attendent.

- Fusillez les officiers. Quant aux hommes... où sont-ils ?

- Aux permanences.

- Bon. Désarmés, menottes. Si Tang passe les ponts, fusillés.

Au moment où je me retourne, l'homme qui parlait sort ; mais il rentre aussitôt :