ORES que la saison du printemps nous invite

A seillonner le dos de la vague Amphitrite,

Et cinglez vers les lieux où Phoebus chaque jour

Va faire tout lassé son humide sejour,

Je veux ains que partir dire Adieu à la France

Celle qui m'a produit, & nourri dés l'enfance;

Adieu non pour toujours, mais bien souz cet espoir

Qu'encores quelque jour je la pourray revoir.

Adieu donc douce mere, Adieu France amiable:

Adieu de tous humains le sejour delectable: