—Non.»
En entendant ce dernier refus, Sylvie n'y tintin tint plus: «Eh bien, fit-elle triomphalement, je ne voulais pas te le dire, mais je trouve que tu as raison. J'ai consciencieusement essayé de te persuader, comme je le devais, rends-moi cette justice...
—Tu as très bien travaillé.
—Et maintenant... parlons d'autre chose. Rappelle-toi cependant que François n'a pas officiellement demandé ta main. Il n'a fait que pousser ton oncle à une démarche délicate, dont tu ne dois même pas te douter.
—C'est compris.»
Et les deux femmes se mirent à deviser de la chasse qui aurait lieu tout à l'heure, de la réception du soir, du dîner et de la façon dont on y placerait les convives.
«—C'est ma fête, disait Sylvie. Je suis libre d'organiser ma table, en un tel jour, comme il me plaît. Tu te mettras en face de moi, et nous installerons Paqueret à ta droite, à la place d'honneur. C'est encore notre meilleur ami, Amédée Paqueret.
—Caumais-Simier trouverait qu'il a de la chance.
—Caumais-Simier m'ennuie. D'ailleurs, tous mes épouseurs m'ennuient.