Le silence tomba lourdement.
«—Ecoutez, continua Sylvie au bout d'un instant, je me suis laissée emporter. Donnez-moi la main, Gaston. Et oublions tout cela, voulez-vous? Accueillez bien Marc Thierry, pour me faire plaisir, là—et tout est fini. Tenez, embrassez-moi. Je vais faire appeler Pauline. Et les chiens, au fait, comment vont-ils?...»
Gaston Levaître revint à son cottage de Vaille. Il y trouva sa petite amie qui se chauffait tranquillement les mollets au feu.
«—Ah, ma pauvre chérie, soupira-t-il avec mélancolie, le monde ne tourne pas bien. Tout s'y passe de mal en pis. Voilà maintenant qu'on invite les forains à chasser... Oui, Marc Thierry, tu sais, le boxeur, le paillasse, ma belle-sœur veut le voir en forêt.
—Tiens, je la comprends... Il est beau.
—Peuh...
—Oui, mon vieux, et crânement, et de partout...
—Enfin, c'est comme une bête, un cheval! Espérons au moins qu'il se cassera les pattes, ou la figure—puisqu'il n'a que ça...»
Et le baron Levaître haussa douloureusement les épaules: mais l'invitation pour Marc Thierry partit le soir même.