—Mon amie Sylvie... Comme vous en parlez! Je la croyais aussi la vôtre. Vous la détestez donc?

—Oui... quand elle me prend ce qui m'est dû!»

Le silence tomba, pénible et rompu par le battement violent de ces deux cœurs. Marc reprit à voix sourde: «Pourquoi m'avez-vous maltraité, bafoué quand je vins en Hariale? Pourquoi vous êtes-vous montrée si dure, et si dédaigneuse ensuite?

—Je ne sais pas. Est-ce qu'on sait!

—Et si je faiblis, si je me soumets, vous me mépriserez encore.

—Non, je croirai seulement que vous avez un peu d'affection pour moi.

—Eh bien, donc... il le faut...

—Ah!»

Pauline leva lentement sa main, et la porta aux lèvres de Marc. Par quel geste ingénu de gratitude, cette main s'en vint-elle toute ouverte s'appuyer si doucement sur la bouche du jeune homme? C'était la propre main qui l'avait dompté.

—«Allez, murmura Pauline tout bas, allez, Marc... Plus un mot, ne vous retournez pas. Ne gâtez rien...»