Autrement dit: «Tu as baissé de valeur, mon garçon. S'il fallait te revendre, j'y perdrais.»

Mais n'importe, je pardonnais à Marie ses paroles cruelles: ne les avais-je pas provoquées? N'avais-je point déçu et joué vilainement cette maîtresse tant aimée, devant qui j'eusse voulu vivre prosterné? Ainsi le lazzarone des quais de Naples qui, ayant donné des sous faux à la «Santissime» qu'il adore, lui pardonne secrètement ensuite tous les fléaux dont elle l'accable, la maudite!


L'automne n'est d'abord qu'un sourire un peu plus triste du ciel. Puis tout s'attendrit, et la nature s'abandonne, comme Phèdre frappée d'amour. Une feuille se détache et tournoie, les autres suivront...

—«Voici la mauvaise saison, dit l'abbé Duregard.

—Pourquoi mauvaise? L'automne produit des fruits, des crépuscules et des émotions: nous inaugurons la période des troubles. Quand les bois se rouillent, les cœurs battent plus vite, et vous savez bien, vous qui avez des pénitentes, que les chemins tapissés d'or mènent à la perdition. C'est-à-dire que tous les confessionnaux devraient être enguirlandés de feuilles mortes et de vigne vierge.

—Dans les paroisses riches, il est vrai que l'automne met les âmes en péril, et je ne sais pourquoi.

—On fait de la langueur, comme on fait en hiver de la bronchite.