Settignano (Desiderio da), (1428-1464).—Passe pour avoir été élève de Donatello. Son talent fin et distingué n'a pourtant aucune analogie avec le talent sombre et farouche du maître. La frise de la chapelle Pazzi, à Santa-Croce, Le Tabernacle de l'église Saint-Laurent et différents ouvrages de sculpture du Bargello font le plus grand honneur au talent svelte et charmant de Desiderio.

Uccello (Paolo de Dono), (1397-1475).—D'abord orfèvre et aide de Ghiberti dans la fonte de la première porte du Baptistère, il se consacra ensuite à la fresque et eut, par les lois de la perspective absolue qu'il établit d'une manière précise, la plus grande influence sur les artistes de son époque. Ses fresques du Cloître-Vert de Sainte-Marie Nouvelle, Le Déluge et l'Ivresse de Noé passent pour les œuvres où tous les artistes vinrent prendre des leçons de perspective.

La fresque de la Cathédrale, le portrait équestre de Hawkwood, fait le plus grand honneur au talent d'Uccello.

Verrocchio (Andrea del), (1435-1488).—Il surpassa tous ses contemporains dans l'art de travailler le bronze. Très noble et très grand artiste, les Médicis qui le protégèrent, eurent le tort de l'opposer au génie de Donatello. Ses chefs-d'œuvre, le Groupe de Jésus et de saint Thomas d'Or San Michele, L'Enfant au Dauphin du Palais Vieux, Le David du musée du Bargello sont des œuvres de premier ordre, d'un style sans défaillance ni reproche.

Vinci (Léonard de), (1452-1519).—Le plus grand génie qui fut jamais, l'égal même de Michel-Ange, le Vinci fut à la fois sculpteur, architecte, physicien, ingénieur, écrivain et musicien, admirable esprit à l'universalité duquel aucune science, aucun art ne semblent avoir pu échapper ni demeurer étrangers. Après avoir étudié la sculpture sous le Verrocchio, il se rendit à Milan où Ludovic le More le garda jusqu'au jour où l'invasion du Milanais par Louis XII le faisait rentrer dans sa patrie. Mécontent de l'accueil que lui avaient réservé ses concitoyens et de celui qu'il avait rencontré auprès du pape, il resta vingt ans presque errant sans que, vieilli, aigri, assombri, il eût trouvé justice, même chez ses contemporains.

Le goût de Léonard, pur et sévère, s'exerça sur toutes les matières qui furent soumises à son jugement; il poursuivit la perfection avec patience avec une exactitude souvent minutieuse et aucune recherche ne put jamais le rebuter dans la poursuite de son idéal de perfection.

TABLE DES MATIÈRES

ÉGLISES

SANTA ANNUNZIATA
Portique de Sangallo, Fresques d'A. DEL SARTO et de ses élèves.
Intérieur: chapelle de la Vierge miraculeuse, par MICHELOZZO.
Couloir du cloître: A. DEL SARTO, Vierge au sac.
Deuxième cloître: Saint Jean-Baptiste, par MICHELOZZO.

SANTA APOLLONIA
A. DEL CASTAGNO, Fresque de la Cène et Pieta.