Maud se retourna et le parcourut d'un seul regard, ce regard enchanté d'amoureuse qui trouve une fois de plus charmant, élégant, l'homme qu'elle aime.
Il prit la main qu'elle lui tendait et la baisa, cérémonieusement.
-- Bonjour, mademoiselle... Vous allez bien ?
D'un coup d'oeil il inspectait la pièce où ils étaient et le grand salon voisin...
-- Non... Personne... fit Maud à demi-voix.
Alors il l'attira, la serra, moulée contre lui, lui caressant des lèvres, sur l'étoffe du corsage, le gonflement de la gorge, le sillon mystérieux de l'aisselle, puis remontant jusqu'au col, jusqu'aux yeux, jusqu'aux joues, des baisers qu'elle lui rendit longuement quand ils effleurèrent la bouche.
Ils se séparèrent tout frémissants.
Maud, un peu de rose sur sa peau pâle, revint à la glace de la cheminée, et de quelques coups de doigts remit ses cheveux en ordre et les plis un peu froissés de son corsage. Suberceaux, tombé sur une chaise près du bureau d'acajou, la regardait.
Debout, elle appuya ses mains au dossier d'un fauteuil, en face de lui.
-- Maud !... Maud chérie !... murmura le jeune homme.