-- Pourquoi ?

-- Ne me faites pas parler. A quoi bon ? Vous me croyez à présent, j'en suis sûr. Retournez à Paris, retournez dans votre pays. Tâchez d'oublier ce que vous avez vu et entrepris ici.

Maxime, lentement, avançait toujours. Suberceaux lui mit la main sur le bras, d'un geste où il n'y avait plus de menace, aucune contrainte, une sollicitation convaincue, seulement:

-- Vous ne pouvez pas épouser Mlle de Rouvre. Voyez, je vous parle sans colère. Croyez-moi. Vous allez à une catastrophe. Retournez. N'allez pas plus loin.

-- Oh ! mon Dieu ! murmura Maxime.

Il souffrait si cruellement qu'il ne songeait plus à dissimuler.

-- Retournez chez vous, reprit Suberceaux, allez-vous-en. Laissez-moi seul en face de Maud. Vous n'avez pas le droit de l'épouser... ni elle...

Un cri de détresse s'étrangla dans la gorge de Maxime:

-- Ah !... ce n'est pas vrai ! Vous mentez... Je me battrai avec vous, maintenant... Je vous tuerai... misérable !

Suberceaux secoua la tête: