Cela fut dit, vous pensez bien, d’un ton assez malveillant et pour les demoiselles que je suis censé vanter et pour moi-même. Je tâchai de réparer mon impair.
—Mon Dieu, fis-je, soyez assurée, chère amie, que je n’ai aucun goût pour les pédantes. Seulement, je n’ai jamais compris pourquoi les langues anciennes, prétendues indispensables aux hommes cultivés, seraient interdites aux femmes. S’il existe un rapport entre le sexe de l’élève et le fait de connaître un certain langage, ce rapport m’échappe.
Mme X... répliqua:
—Les hommes ont besoin du latin et du grec pour leurs professions.
—Quelles professions?
—Pour être avocats, médecins, pharmaciens, que sais-je?
—D’abord les femmes peuvent être avocates, doctoresses, pharmaciennes...
—Quelques folles!...
—Prenez garde! Ce sera peut-être la vocation de Juliette.
—Si je croyais une chose pareille, je lui défendrais même d’apprendre à lire.