Ne souille pas tes mains le long des lignes usées. Purifie tes doigts dans des eaux nouvelles.
Souffle le souffle de ta bouche et n’aspire pas les haleines mortes.
Ne contemple point les vies passées plus que ta vie passée. Ne collectionne point d’enveloppes vides.
Ne porte pas en toi de cimetière. Les morts donnent la pestilence.
Et Monelle dit encore: Je te parlerai de tes actions.
Que toute coupe d’argile transmise s’effrite entre tes mains. Brise toute coupe où tu auras bu.
Souffle sur la lampe de vie que le coureur te tend. Car toute lampe ancienne est fumeuse.
Ne te lègue rien à toi-même, ni plaisir, ni douleur.
Ne sois l’esclave d’aucun vêtement, ni d’âme, ni de corps.