[145] Froissart..., t. IX, p. 108-109.—Dam. prov. de Flandre occid. (Belgique).
[146] La date exacte du départ de Charles VI pour la Flandre a été déterminée par M. Petit, dans son Itinéraire des ducs de Bourgogne..., p. 180.
[147] Beauquesne, cant. et arr. de Doullens, dép. de la Somme.
[148] Froissart, Chroniques... t. IX, p. 110.
Le Roi et le duc de Bourgogne avaient décidé qu'Isabeau quitterait Amiens, en même temps qu'eux, «pour tenir son état» à Creil[149]. La jeune femme partit, le cœur plein de reconnaissance pour Monseigneur saint Jean-Baptiste à qui elle attribuait la grâce de son mariage. On a tout lieu de croire que le superbe plat d'or massif, orné de perles et de pierreries, sur lequel reposa dès lors le chef de saint Jean, fut le don de noces de la jeune Reine[150]; en tout cas, toute sa vie, elle témoignera sa prédilection pour la cathédrale d'Amiens «tant pour l'honneur et révérence de Monseigneur saint Jean-Baptiste que pour l'honneur qu'elle avait eu d'y recevoir le sacrement de mariage[151]»; et, dans deux testaments successifs, elle fera des donations à cette cathédrale «en laquelle Monseigneur nous épousa[152]».
[149] Ibid., p. 121.
[150] Du Cange, Traité historique du chef de saint Jean-Baptiste, (Paris, 1665, in-4º), p. 134.
[151] Lettres de la reine Isabeau du 14 février 1412 ou 1413 pour la fondation d'un obit dans la cathédrale d'Amiens, en mémoire de son mariage, citées par du Cange, ibid.
[152] Bibl. Nat. f. fr. 6544, pièce 7.
A Creil, la Reine résida au château fort qui se dressait dans un site pittoresque, au milieu d'une île formée par l'Oise. Cette ville, sur le chemin de la Flandre, avait été désignée par Charles VI qui comptait y rejoindre sa femme, la campagne terminée[153].